Communiqué de presse édité le 4 mai 2026
L’heure est à la vigilance.
Récemment, le chorégraphe Jean Hostache, cofondateur du collectif La Grosse Plateforme, a été la cible d’une campagne de désinformation violente orchestrée par des mouvances d’extrême-droite, en lien avec ses interventions pour l’association Art R. Entre fake news décontextualisées et menaces directes, ces attaques visent à censurer une œuvre et à intimider ceux qui osent investir la rue par le geste artistique.
Chorégraphes Associé.e.s tient à exprimer son soutien total et indéfectible à Jean Hostache, à son collectif ainsi qu’à l’ensemble de l’équipe d’Art R. Face à ces tentatives de déstabilisation, nous affirmons notre détermination : nous ne laisserons pas la haine dicter l’agenda de la création.
S’attaquer aux corps dansants dans l’espace public par la diffamation révèle une méconnaissance profonde de la liberté de création : il est regrettable de ne concevoir l’espace commun que comme un lieu de passage, au point de vouloir en exclure l’imaginaire des autres. L’idéologie portée par ces attaques tend à une normalisation rigide de la société. Dans cette vision, les corps devraient rester invisibles, prévisibles et uniquement fonctionnels.
Un corps qui danse dans la rue est un corps qui propose une autre manière d’habiter la cité, hors des seuls flux de consommation. La poésie doit pouvoir déborder des plateaux de théâtre pour aller à la rencontre de tous, bousculer les regards et réenchanter le quotidien. Là où certains cherchent l’uniformité, nous célébrons la pluralité des présences et des expressions.
La rue appartient à toutes et à tous, et la danse en est l’un des souffles les plus vitaux. Face à ces dérives, nous ne reculerons pas : Chorégraphes Associé.e.s maintiendra une vigilance absolue et une solidarité sans faille pour que la poésie continue de s’exprimer librement partout où bat le cœur de nos villes.
