Compte rendu du Café nomade des chorégraphes, 1er avril 2026 à Poitiers

Rencontre professionnelle 

mercredi 1er avril 14h30-16H30

Une journée d’échanges autour de la question de l’auteur·trice chorégraphe

dans le cadre du festival A Corps en partenariat avec le TAP scène nationale,  l’Université de Poitiers et le Centre d’animation de Beaulieu.

Accueillis chaleureusement au TAP (Théâtre Auditorium de Poitiers) au sein d’un magnifique espace mis à disposition avec l’appui de ses régisseurs, les participants ont pu échanger autour d’un moment convivial agrémenté de café et de gâteaux.

Une mobilisation remarquable des professionnels

L’événement a rencontré un franc succès en rassemblant vingt-cinq chorégraphes en activité. La force de cette édition réside dans la grande diversité des profils présents, mêlant de jeunes créateurs, des artistes plus émergents et des figures très installées et subventionnées de la région, aux côtés de quelques étudiants en danse. Cette fréquentation particulièrement honorable témoigne d’une forte attente du secteur. Elle est le fruit d’un travail de terrain intensif mené en amont, notamment grâce à un repérage rigoureux de plus de quatre-vingts artistes du territoire, à une communication de proximité et à des relances personnalisées. Le fait d’adosser ce Café à un événement prescripteur pour la danse en Nouvelle-Aquitaine a également permis de maximiser la présence des professionnels. Sur le plan purement chiffré, la rencontre a mobilisé vingt-cinq participants pour trente-deux inscrits au départ, ce qui représente un excellent taux de présence de 78%, renforcé par l’arrivée spontanée de dix personnes non inscrites.

Droits d’auteur et enjeux syndicaux : poser le cadre

La première partie de la rencontre, plus technique mais absolument nécessaire, s’est concentrée sur la question complexe des droits d’auteur. Ce temps d’information a prouvé toute son utilité, de nombreux artistes — y compris parmi les plus installés — ayant pu combler des lacunes essentielles sur le sujet. Grâce à une présentation limpide de la frise chronologique des droits d’auteur et à une clarification fine des missions du syndicat, le message s’est avéré particulièrement clair et efficace. L’intervention d’Isabelle Lamothe a permis de poser solidement le contexte et les conditions de la problématique, s’appuyant sur les témoignages de chorégraphes ayant déjà collaboré avec elle. Notons également la présence constructive de Raphaëlle Girard, directrice du TAP, sur cette première heure. Sa discrétion planifiée lors de la seconde partie a ensuite permis d’ouvrir un espace de discussion totalement libre.

Un espace de parole libre et des perspectives d’avenir

La seconde heure a été consacrée aux présentations individuelles et aux partages d’expériences vécues. Sous la bienveillance de Clémentine, qui a su poser les conditions d’écoute nécessaires tout en guidant les débats, les participants ont initié un chouette échange informel entre pairs. Si le temps a finalement manqué pour dresser un bilan exhaustif et structurer toutes les pistes soulevées, les retours des participants sont extrêmement enthousiastes. Les remerciements ont été nombreux et la dynamique se traduit déjà concrètement, puisque sept professionnels de Nouvelle-Aquitaine ont structuré leur démarche en adhérant au syndicat dans la foulée de la rencontre, ce qui représente un taux d’adhésion de 28%. Certains ont même manifesté un vif intérêt pour s’engager plus activement en rejoignant le Conseil d’Administration.

Ce rendez-vous confirme l’importance vitale de ces espaces de dialogue, mais aussi la nécessité de préserver des temps informels plus longs après les réunions officielles pour prolonger les échanges. Fort de ces réussites et des précieux enseignements tirés de cette méthode de mobilisation, le syndicat dispose désormais de formidables outils pour poursuivre ses actions sur le territoire.