Suspendre pour ne pas renoncer !

Communiqué de presse édité le 2 novembre 2026.

Assécher la culture à coups de discours creux et de restrictions budgétaires, amputer l’éducation de ses moyens humains et matériels, déstructurer les milieux du soin et de l’hôpital : ces choix politiques ne relèvent pas de la simple gestion, ils détruisent délibérément le bien commun.

L’État français se désengage de ses missions envers la population et abdique son rôle de protecteur et de garant des droits fondamentaux. 

En 2026, dans un pays qui se réclame de la démocratie et de la modernité, il est inadmissible de réduire au silence la voix de la jeunesse. Il incombe au contraire aux pouvoirs publics de garantir à chaque citoyen·ne un accès inconditionnel à l’éducation, à la formation et à la culture, dans le respect de l’équité et de la dignité.

Depuis le 18 septembre 2026, lycéen·ne·s et équipes pédagogiques mobilisé·e·s descendent dans la rue pour exiger un autre avenir. La jeunesse ouvre un espace de résistance : un temps suspendu, une impérieuse nécessité de dialogue et d’écoute.

En tant que syndicat, nous, Chorégraphes Associé.e.s appelons à la grève le jeudi 5 novembre 2026, aux côtés des lycéen·ne·s et en solidarité avec l’ensemble des luttes sociales. Nous invitons la profession tout entière à suspendre ses activités — créations, répétitions, ateliers, cours et interventions — pour faire acte de présence à ce mouvement. Donner la possibilité de participer à des caisses de solidarité et relais d’actions que nous soutenons particulièrement :

Se poser, penser et réaffirmer notre place d’humain.

Suspendre momentanément la création pour défendre les conditions mêmes de son existence, et enfin rouvrir le dialogue :
Dans quelle société voulons-nous vivre ?

Quels principes démocratiques défendons-nous face à la montée de l’obscurantisme ?

Quelle place voulons-nous accorder à l’éducation, à la culture et à la jeunesse dans notre devenir commun ?