Communiqué de presse édité le 10 juillet 2026.
Chorégraphes Associé.e.s rappelle une réalité encore trop peu visible : derrière chaque structure fragilisée, ce sont des artistes-auteur·ices chorégraphes qui perdent les moyens de vivre de leur métier. Les artistes-auteur·ices chorégraphes ne sont pas la « marge d’ajustement » des lieux de créations : elles-ils sont le cœur indissociable du fonctionnement entier de la structure.
Une saison annulée, ce ne sont pas seulement des spectacles supprimés. Ce sont des créations interrompues, des résidences abandonnées, des contrats rompus, des équipes qui ne seront pas recrutées et des années de travail qui disparaissent. Pour les chorégraphes, dont l’économie repose sur un équilibre déjà précaire entre création, diffusion, transmission et action culturelle, ces décisions ont des conséquences immédiates.
Ce qui se joue aujourd’hui n’est pas uniquement l’avenir de quelques institutions : c’est la disparition progressive d’une génération d’auteur·ices chorégraphes.
Depuis plusieurs mois, les annonces de fermetures de lieux culturels, d’annulations de saisons et de coupes budgétaires se multiplient sous couvert de « plans de redressement » ou de choix politiques. Une prise de position qui fragile la danse, la relation, la création donc le vivant.
Au cœur de ce grand chamboulement qui traverse le monde de la culture et du plan social engagé, nous nous inquiétons de la place de la danse, et de ses auteur·rices, particulièrement attaquée et fragilisée par rapport aux autres secteurs du spectacles vivant.
La danse est un bien commun et un acteur essentiel de l’aménagement culturel des territoires. Les chorégraphes tissent chaque jour des liens avec les habitant·es, les écoles, les associations et les collectivités. En fermant les lieux de création et de diffusion, ce ne sont pas seulement des spectacles que l’on supprime : on défait le lien social, la transmission et la présence artistique au cœur des territoires.
Notre syndicat s’associe donc pleinement aux alertes portées ces dernières semaines par l’ensemble des organisations professionnelles et des syndicats mobilisés.
Le tissu chorégraphique ne disparaît pas seulement lorsque les scènes ferment. Il disparaît lorsque les artistes qui le font vivre ne peuvent plus créer.
