États Généreux de la Danse. Organisés par le collectif CRAEM 29-30 MAI 2026 @Montpellier

Invitation du CRAEM – COLLECTIF RÉGIONAL DES ARTISTES EN MOUVEMENT-OCCITANIE

A l’Agora, Cité Internationale de la Danse, Montpellier Danse, CCN Occitanie.

CRAEM – Un collectif de danseur·euses, chorégraphes, pédagogues et chercheur·euses en danse. Nous sommes pluriel·le·s, en genres, en âges, en histoires, en cultures. Cette diversité d’esthétiques et de pratiques est le fondement et la richesse d’une pensée humaniste de la danse que nous incarnons.

Dans le cadre des États Généreux de la Danse, Chorégraphes Associé.e.s est invité à deux journées de rencontres et de témoignages autour de la question du collectif, de notre rapport au corps, de notre rapport à l’autre. De ce qui fait sens aujourd’hui dans notre société, de notre créativité et surtout de valoriser la danse comme illimitée, comme plurielle et singulière.

« La danse est ce quelque part sans négation. » Bernard Salignon

Pendant deux jours, différentes thématiques sont abordées à travers des discussions croisées et des témoignages de projets, entre chercheur·se., chorégraphes, et professionnel·les et amateur·rice.s du secteur de la culture. 

La notion de collectif est proposée à partir des travaux de la chercheuse Deborah Nourrit sur la pensée complexe : cet endroit où, à partir de différents savoirs et disciplines, émerge une réponse, une idée. Plusieurs collectifs ont partagé leurs histoires et fonctionnements, Chorégraphes Associé.e.s, représenté, par Rose Morel, Aude Lachaise et Magali Revest, a partagé les valeurs, travaux et projets qui sont au travail au sein du syndicat.

Le partage de notre fonctionnement interne a permis de valoriser les travaux menés sur du temps long, notamment grâce à une mémoire entretenue par notre secrétaire générale, seule personne salariée du syndicat. Toutes les générations de chorégraphes sont bienvenues dans notre structure. Quelques soient les générations de Chorégraphes Associé.e.s, c’est notre défense de l’artiste auteur·e chorégraphe en tant qu’humain·e qui fait continuité.

L’après-midi du vendredi, nous avons apprécié les corps pluriels, professionnels, fragiles, des danseur·ses du festival No(s) limite(s), organisé par la compagnie de danse Mosaïk. Cette rencontre est croisée avec les travaux inspirants de chercheur·se.s en danse qui questionnent le corps politique. Dans ces échanges, l’Art est affirmé comme indispensable à une réflexion tangible de notre monde contemporain.

Nous avons également été en relation par le corps, avec les corps, à travers des pauses dansées favorisant la pensée en mouvement.

Nous avons aussi joué à cartographier nos déplacements, nos lieux de création, nos espaces, nos relations de corps, nos manières de danser ensemble. Ces deux jours ont été l’occasion de revenir sur la question des espaces, de la présence des artistes sur les territoires. Comprendre et entendre les différents projets, nos envies de danse avec tous les publics, dans des paysages différents, des espaces différents, des habitats différents, des lieux, des problématiques qui se posent en ruralité et en ville.

Ces expériences ont valorisé la démarche du collectif CRAEM à travers ce premier événement Des Etats Généreux de la Danse.

Comment la danse fait lien ?

Nous avons abordé la question de l’amitié, des convictions, de la tendresse, de l’urgence et de la nécessité de ralentir, de poser les choses, d’être dans un rapport transversal aux problèmes que nous rencontrons pour mieux nous organiser collectivement avec une parole commune prenant en compte la diversité des singularités.

Chorégraphes Associé.e.s, a rappelé et remis au centre la posture de l’auteur·e et l’importance du.de la créateur·rice, dans un monde fractionné, dans un temps où l’art est sans cesse objet d’appropriation par le politique, invalidé par un système marchand qui détériore le bien-fondé de ce qu’est la poésie humaine, et les temporalités nécessaires à son émergence.

«La danse laisse la trace de sa disparition et chacun garde avec soi l’idée perdue et non oubliée.» Bernard Salignon

© Audrey Anselmi